Print Friendly, PDF & Email


  |   Le geste qui sauve

Une petite quarantaine de personne s’étaient annoncées pour vivre un moment peu commun : apprendre à pratiquer le geste qui peut sauver des vies en cas d’arrêt cardiaque. Je les remercie très sincèrement de leur présence et de leur prise de conscience citoyenne.

Les participants à cette information ont parfaitement compris l’enjeu de ce geste : actuellement un trop grand nombre de personnes en situation d’arrêt cardiaque meurent faute de recevoir les premiers secours dans les minutes qui précèdent l’arrivée de l’ambulance. 3 à 5% des personnes concernées peuvent être sauvés, et c’est bien sûr beaucoup trop peu ! Le canton du Tessin, actif dans le domaine depuis plusieurs années, a compris l’enjeu et fait œuvre, aujourd’hui, de pionner en la matière. Son taux de réussite dans le sauvetage de personnes en difficulté cardiaque s’élève aujourd’hui à 57% ! Il n’y a pas de raison de ne pas suivre un si bel exemple de réussite, et donc de parvenir à un meilleur résultat dans le Canton de Fribourg.

La Fondation Fribourg Cœur – Ensemble, sauvons des vies y travaille avec acharnement et compétence pour atteindre ce but. La formation donnée aux citoyennes et citoyens de Givisiez, le samedi 26 août dernier au Rural, en est la preuve. Trois instructeurs (Christophe Roulin, président de la Fondation, Guy Pierre Ducrot et Olga Schmid) ont su capter l’attention mais aussi le sens des responsabilités de leurs « élèves ». Ils ont réussi à juguler nos peurs, nos craintes de « casser encore plus » un patient « tombé sans crier gare » entre nos mains.

Mais quelle peur, autre que celle de ne pas faire le geste qui sauve, peut nous animer en de telles circonstances? Aucune ! Car si la personne en arrêt cardiaque est reconnue morte après les deux tests indispensables à pratiquer très rapidement (vérifier son état de conscience et sa respiration), c’est un moindre mal que de fêler, voire casser une côte à cette personne que nous pourrions rendre à la vie par notre intervention rapide et courageuse! L’enjeu est donc clair : sauver une vie est un acte citoyen responsable, courageux, honorable et louable.

À l’issue de la présentation des instructeurs de Fribourg Cœur, de nombreuses personnes ont annoncé leur intérêt de poursuivre la formation, notamment pour améliorer la procédure d’intervention, dans la pratique du massage cardiaque et de l’utilisation du défibrillateur notamment. L’attitude du citoyen sauveteur (ferme et précise) lors de l’intervention peut aussi être améliorée lors d’exercices pratiques préventifs.

Si la Commune de Givisiez devait rééditer cet exercice de sensibilisation, il est à espérer que la jeunesse (peu présente samedi) manifeste sa volonté de participer et de faire face à une situation qui, il est vrai, ne touche pas ou peu la tranche d’âge qui est la sienne. Bravo à Julie pour sa présence parmi nous samedi ! Gageons qu’elle saura faire des émules autour d’elle dans ce domaine. Car c’est bien l’acte salvateur qui compte, et non l’âge du sauveteur, et encore moins l’âge de la victime bénéficiaire de cet immense courage !
Ensemble, sauvons des vies !

Suzanne Schwegler, syndique
Givisiez, le 28 août 2017

 

  |   Les derniers “Quoi de neuf?”
 

Tags: , ,